C’est la part de financement de votre projet immobilier dont vous disposez sans emprunter auprès de l’établissement de crédit. L’apport est constitué de votre « cash », c’est-à-dire de vos liquidités personnelles et aussi de votre épargne mobilisée : livret, PEL,….
- Les différents types de Prêts immobiliers
La nature des prêts auxquels vous pouvez prétendre peut dépendre de la nature (logement neuf ou ancien) et de la finalité de votre acquisition immobilière (résidence principale et secondaire ou investissement locatif). Le tableau ci-dessous récapitule les différents cas de figure sans pouvoir être exhaustif.
Prêt |
Nature de l’acquisition* |
Conditions d’accès* |
Prêt 0 % Ministère du Logement |
Résidence principale
Neuf ou ancien (de plus de 20 ans avec travaux importants) |
Conditions de ressources et de plafonnement |
Prêt à l’accession sociale
(PAS) |
Résidence principale
Neuf ou ancien |
Conditions de ressources et de plafonnement |
1 % logement |
Résidence principale
(location provisoire possible dans certaines conditions)
Neuf ou ancien |
Salariés ou retraités d’entreprises privées de plus de 10 salariés.
Conditions de ressources pour les biens de plus de 20 ans sans travaux |
Prêt conventionné |
Résidence principale ou investissement locatif (si logement neuf devenant résidence principale du locataire)
Neuf ou ancien |
Conditions de plafonnement |
Prêt 0 % des collectivités locales |
Résidence principale |
Conditions de ressources, d’emploi et géographique variables selon les cas |
Prêt fonctionnaire |
Résidence principale ou investissement locatif
Neuf ou ancien |
Salariés de la fonction publique.
Conditions de plafonnement |
Prêt libre |
Résidence principale ou secondaire ou investissement locatif |
|
Plan d’épargne logement |
Résidence principale neuve ou ancienne
Résidence secondaire neuve |
Plan ouvert depuis au moins 4 ans. Conditions de plafonnement |
*Ces informations, données à titre d’information, peuvent évoluer dans le temps et constituent une synthèse qui ne prend pas en compte les cas particuliers.
Pour plus de détails, consultez une documentation contractuelle ou votre conseiller.
Bien que certains établissements acceptent d’accorder un crédit immobilier sans apport personnel de l’emprunteur, un minimum est généralement exigé et les conditions de crédit accordées sont d’autant meilleures que cette part est importante. Il faut savoir qu’un apport personnel conditionnera le montant du prêt et souvent sa durée ou ses mensualités : plus votre apport est important, plus courte sera la durée de remboursement ou moins élevée sera votre mensualité de remboursement. On remarque qu’en cas d’absence d’apport personnel, le taux d’intérêt peut être plus élevé : de 0,40 à 0,60 %, voire plus.
Lorsqu’on calcule le montant de son achat immobilier, il ne faut pas oublier de compter
les frais de notaire et de garantie du prêt. Sachez que les frais de notaire, qui peuvent être importants (environ 7 % du prix de vente pour un logement achevé depuis plus de 5 ans) doivent être financés par un apport personnel ou par des prêts aidés, mais ne le sont pas par des
prêts bancaires ordinaires.
Il est aussi recommandé de conserver une épargne de précaution pour faire face à des dépenses imprévues mais fréquentes lors d’un achat immobilier (chauffage, travaux, impôts…) et de ne pas investir toutes ses disponibilités dans l’apport personnel.
Vous pouvez également vous adresser à votre caisse de retraite ou de prévoyance, qui accorde des prêts compris la plupart du temps entre 3K€ et 5K€, ainsi que les Collectivités Locales qui peuvent accorder des prêts à l’accession dans le cadre des PAS fonciers.
Les structures départementales comme l’ADIL (Agence Départementale pour l’Information sur le Logement) peuvent vous conseiller utilement sur les aides et les prêts réglementés.
Lien :
ANIL (Aide Nationale pour l’Information sur le Logement)